Entretien avec Maxime Ribolzi (ancien 1992-1999)

Régulièrement l’Amicale des anciens Elèves du Collège vous propose des entretiens
effectués auprès de ses membres. Pour cette première Maxime Ribolzi, sorti en 1999, est
questionné par Nicolas Eguémann, également ancien du collège de 1991 à 1999.

Maxime Ribolzi, ancien 1992-1999

– Salut Maxime, vu que l’on se connait déjà, nous allons nous tutoyer. Peux-tu nous
décrire ta vie actuellement? Ce que tu fais, où tu vis, ta situation en quelques
phrases?
– Hello Nico! J’habite actuellement en couple à Lille, j’ai un petit garçon de 4 ans.
Bien occupé entre les nombreux déplacements boulot, le basket que je pratique toujours
en club, les sorties et les activités avec mon fils.
Côté boulot, je m’occupe maintenant de la connaissance utilisateurs chez Décathlon,
plus spécifiquement pour la marque de Crossfit & Bodybuilding. J’analyse les
comportements d’achat, les habitudes de pratique, et je travaille pas mal sur la
construction des “plateformes de marques” sur de multiples sports différents.

– Décris nous ton parcours à Zillisheim en quelques chiffres:
– Je suis arrivé à Zillisheim en CM1 je crois, à l’école primaire juste à côté du collège.
C’est naturellement que j’ai enchaîné en 6ème à Zillis, ca devait être en 1991-92, en tant
qu’externe puisque j’habitais à moins d’un kilomètre.
Vu mon niveau d’allemand, je ne pense pas avoir été en filière trilingue mais en sport
études, ça c’est sûr ! Le sport a toujours été mon principal centre d’intérêt (ou presque),
j’ai d’ailleurs pas mal représenté Zillis en UNSS basket.
Je n’ai pas redoublé, j’ai donc obtenu un bac S sept ans plus tard, avec mention. Quand
les maths vous paraissent facile, à coefficient 9, ca rend la mention très abordable 🙂

– Comment décrirais tu le temps que tu as passé à Zillisheim par rapport à ta vie
post-bac par exemple?
– La vie était belle à Zillis ! Encore dans le cocon familial, avec une vie perso épanouie
(autant que peut l’être la vie d’un adolescent, je m’entends), et avec un maximum de
sport.
Je me souviens bien arriver en cours en sueur après avoir fait du sport entre midi et 2
chaque jour. J’ai la chance d’avoir su très tôt vers quelle filière je voulais m’orienter, ce
qui m’a permis de ne pas me faire de noeuds au cerveau au lycée.
La vie post bac, c’est la liberté qui commence, le permis, l’appart, la fac…

– Si tu devais maintenant résumer cette période de ta vie en 3 mots?
– Insouciante
– Sportive
– Privilégiée

– Quelles sont les personnes qui t’ont marqué durant ton cursus à Zillis’?
– J’ai eu un prof de maths, M. Meyer, avec qui on avait bien accroché.

– Même question avec les faits qui t’ont marqué:
– L’incendie du collège quelques mois après mon arrivée.

– Une fois arrivé au lycée durant les périodes d’orientation, quel était ton état
d’esprit?
– Plutôt détendu, étant donné que je savais très bien où aller (STAPS), malgré l’insistance
de mes profs de sciences qui me voyaient en prépa.

– Peux-tu nous décrire ton métier, à quoi ressemble ta vie de tous les jours?

– Je bosse aujourd’hui chez Domyos, la marque de fitness de Décathlon. Avec mon
équipe, nous imaginons, créons et vendons des produits de sport exclusifs, uniquement
distribués dans les magasins Décathlon.
J’ai des horaires de travail plutôt souples, chacun est responsable de son activité et de
la réussite de ses missions. Mon métier m’amène à voyager beaucoup à l’étranger, pour
aller s’inspirer de ce qui se fait ailleurs. J’ai déjà parcouru au moins 15 pays différents
dans le cadre de mon travail. C’est très riche, et c’est pourquoi j’ai choisi cette boîte qui
permet de vraiment s’épanouir dans sa vie.
Mon job actuel est d’aller un maximum à la rencontre des utilisateurs, dans les salles de
sport, les box de crossfit, et de les interroger afin de recueillir un maximum d’insights
pour développer des produits toujours plus pertinents.

– Pour être plus concret, pourrais-tu nous donner un exemple d’un produit qui a été
amélioré, voire inventé grâce à toi et que l’on retrouve dans un Décathlon?
– J’ai réalisé près de 1000 études depuis que je travaille chez Décathlon, dont une bonne
50aine sur de l’innovation. Certains projets ont vu le jour, d’autres non ou pas encore.
Mais les études ne portent pas que sur les produits en tant que tels, mais aussi sur
comment nos clients les utilisent. Pendant mes 3 années en Chine, j’ai essentiellement
passé mon temps à comprendre comment les chinois pratiquent, afin d’adapter l’offre à
leurs besoins. J’ai pas mal bossé aussi sur les potentiels de marché, afin de voir
comment organiser l’expansion des magasins. Enfin, j’ai mis en place pas mal d’outils
permettant de recueillir l’avis de nos clients, en magasin et sur internet, afin d’offrir
toujours une meilleure qualité de service à partir d’outils concrets. Bref, plein de
problématiques différentes qui font la richesse de ce job.

– À quoi ressemble ton cursus post bac et ta carrière pour en arriver là?
– Après le bac, j’ai donc choisi d’aller en fac de STAPS à Strasbourg. J’ai validé un master
en Marketing et gestion du sport avec une spécialisation dans les études clients.
J’ai fait un break d’un an avant de finir mon cursus pour avoir une première expérience
pro…chez Décathlon, en tant que vendeur sportif.
C’est naturellement que j’ai ensuite intégré un cabinet d’études, où mon métier consistait
à automatiser puis présenter des rapports d’études. Je suis resté 1 an dans cette boite,
et j’ai ensuite saisi l’opportunité de créer ma propre société d’études, avec 4 autres
personnes, toujours à Paris. Je menais alors une vie très chargée, avec beaucoup (trop)
de travail, mais aussi un salaire très correct pour un début de carrière, qui m’a permis de
profiter de Paris au maximum.
3 ans plus tard, nous étions 35 personnes, et j’animais une équipe de chargé d’études et
tout se passait bien, quand Décathlon (pour qui je travaillais en tant que prestataire) me
contacte pour créer leur service étude interne. J’ai sauté sur l’occasion et j’ai migré vers
le ch’nord pour une nouvelle aventure.
Je constitue donc une nouvelle équipe et part en croisade pour développer l’étude client
au sein d’un groupe Décathlon alors très influencé par l’intuition de ses collaborateurs.
C’est ainsi que j’ai réalisé quelques 600 études clients en 3 ans pour tous les corps de
métiers : chefs de produit, directeurs commerciaux, patrons de pays ou encore
directeurs magasin.
Au cours de mes multiples voyages, un pays m’a tout de suite plu, la Chine ! Je propose
alors à ma boss d’aller développer le service pour l’Asie, et 6 mois après j’arrivais à
Shanghai avec ma compagne pour un bail de 3 ans ! Et rebelote, je recrute une nouvelle
équipe de chinoises pour m’aider à développer le service.
La vie à Shanghai m’a offert une multitude d’expériences, de voyages, de rencontres,
d’opportunités, c’est une période qui m’a beaucoup marqué, d’autant plus que j’ai eu
mon premier enfant là-bas.
Et depuis 3 ans, après avoir rendu autonome mon équipe en Chine, me revoilà en
France dans cette nouvelle mission, après un passage dans l’équipe Communication de
Domyos.

– Si c’était à refaire que changerais-tu à ton cursus pré-bac?
– Rien. Je serais peut-être juste plus sérieux dans le sport, j’aurais vraiment aimé pouvoir
devenir sportif de haut niveau.

– D’ailleurs au moment où tu rentres en licence STAPS à Strasbourg, tu avais quoi
comme vision de ton avenir professionnel? Tu ne te disais quand même pas déjà
“je vais devenir chargé d’étude chez un géant de la distribution dans le sport”?
– Ah, oui effectivement ce n’était pas si précis… En fait j’ai choisi ma licence un peu au pif,
je suis arrivé en spécialité Entraînement Sportif, filière qui destine à la préparation
physique des athlètes, principalement des professionnels. J’ai toujours voulu être au
contact de ce monde, mais je me suis vite rendu compte que je n’étais pas vraiment fait
pour cela. D’ailleurs même en DEUG (à l’époque) le but était de devenir prof de sport à
la base, idée que j’ai abandonnée aussitôt après un stage d’une semaine en lycée…
J’ai un tempérament d’entrepreneur, j’ai notamment créé un magazine de basket
pendant mes études, et par la suite une société d’études. Le marketing et la distribution
offrent plus de possibilités, c’est pourquoi je me suis réorienté vers un master plus
orienté business

– Si c’était à refaire que changerais-tu à ton cursus post-bac:
– Rien non plus, j’ai su prendre des risques qui se sont révélés gagnants !

– Peux-tu nous donner un point sur lequel tu penses que l’enseignement aurait pu
être plus adapté?
– Pas assez d’ouverture vers l’extérieur, vers les entreprises, vers les entrepreneurs.
Sans doute trop en vase clos et peu au courant des perspectives possibles.

– Et c’est pour cela que l’Amicale des Anciens est là!
– Comment vois-tu ta vie évoluer dans les prochaines années?
– Il me faudra rapidement un endroit avec plus de soleil…et la mer.
Donc pourquoi pas la côte ouest de la France ou l’Asie à nouveau ?

– Quelque chose d’autre à transmettre aux élèves du collège?
– Allez voir le monde!

Merci Maxime,

propos recueillis par Nicolas EGUEMANN, mars 2018.

Festival de la Magie – 2018

Festival de magie 2018

Organisé par L’Amicale les Anciennes & Anciens du Collège de Zillisheim & par le Rotary Club Mulhouse.

le 29 septembre 2018: 2ème Festival de la Magie

ou

  • Veuillez prendre note : les réservations ne sont pas gérées par l’Amicale.

 

[LIVRE] PIERRE-YVES WÜRTH

Un ancien élève (et ancien professeur de philosophie) qui nous gratifie d’un roman policier.

Isolée au fin fond de la vallée de Munster, la demeure de la vieille Hortensia semble la proie de forces occultes. Une défunte se redresse sur son lit mortuaire, des objets s’autodétruisent, un insaisissable fantôme livre des bouquets en pleine nuit et, le jour, se téléporte d’un coin à l’autre du cimetière… Pire : à peine son forfait commis, un assassin se volatilise d’une chambre hermétiquement close. Si le petit-neveu d’Hortensia élucidera chacun de ces mystères, sa confrontation avec la maison ravivera des souvenirs refoulés. On peut expliquer l’impossible ; peut-on vaincre ses plus sombres démons ?

 

PIERRE-YVES WÜRTH

paru le 14 mai 2018

 

Fête de l’Amicale des Anciennes et Anciens du Collège Épiscopal – 2018

Nouvel évènement !
L’Amicale vous invite à sa rencontre annuelle des Anciennes et Anciens.

L’année 2018  placée sous le signe de la nostalgie, l’Amicale vous convie à revivre vos années COLLEGE/LYCEE avec la participation de nombreux professeurs et membres du personnel.

Vous proposer une demi-journée de rencontre avec d’ancien(ne)s élèves, professeurs et membres du personnel, au détour des couloirs  par le biais de témoignages et anecdotes d’ancien(ne)s professeurs, c’est le défi que l’Amicale voulait relever pour vous cette année !

Nous avons le plaisir de vous inviter à cette rencontre, qui se déroulera

samedi 2 juin 2018, à partir de 14h, au Collège de Zillisheim.

 

Venez participer avec nous aux rencontres avec d’ancien(ne)s professeurs dans une ambiance conviviale et pleine de nostalgie.

Ces rencontres, ouvertes à tous (enfants bienvenus), suivront la remise du Prix de l’Amicale à une ancienne élève de Terminale de la promotion 2016/2017.

En soirée, un dîner vous est proposé vers 19h00 afin de gérer au mieux cette opération, merci de vous inscrire dans les meilleurs délais
sur notre site internet sous la rubrique évènements

Inscription & Réservation : suivre ce lien

Près de 25 professeurs et membres du personnel ont confirmé leur présence.

Lire la suite

Festival de la Magie – 2017

Festival de la Magie le 30 septembre 2017 au Collège de Zillisheim

 Organisé par le Rotary Club Mulhouse -Collines et L’Amicale des Anciens du Collège de
Zillisheim dans le cadre de leurs actions sociales au profit des 2 associations mulhousiennes :
« Sourire Ensemble » :
Le bénéfice de l’action permettra à 12 enfants de s’évader du monde hospitalier et de vivre un
moment inoubliable pour visiter Monaco et assister au match de football
AS Monaco – Olympique de Marseille au Stade LOUIS-II
« L’Elan Sportif » :
Le bénéfice de l’action permettra de répondre au besoin d’acheter du matériel sportif pour équiper la nouvelle salle regroupant toutes les activités sur un même lieu.

Au programme : à partir de 11h30 jusqu’à 18h30
Spectacle sur scène : la Grande Illusion du BERNI SHOW
un spectacle de magie de 90 minutes qui sort de l’ordinaire :

2 séances à 14h 30 et 16h 30 dans la salle de théatre du collège  Lire la suite

Fête de l’Amicale des Anciens du Collège Épiscopal – 2017

Nous avons le plaisir de vous convier à l’Assemblée Générale de l’Amicale, qui se tiendra le samedi 20 mai 2017 à 15h au Collège épiscopal de Zillisheim

14h30   Accueil

Entrée principale de l’Etablissement sur le parvis

15h       Partie statutaire – ordre du jour

  1. Approbation du procès verbal de la dernière Assemblée Générale
  2. Présentation et approbation du rapport d’activités 2015/2016
  3. Présentation et approbation du rapport financier 2015/2016

15h45   Présentation des associations bénéficiaires du Festival de Magie du 30/09/2017

Elan Sportif

                       Sourire Ensemble

Lire la suite

Le petit séminaire de Zillisheim

Le Petit Séminaire de Zillisheim

Le Petit Séminaire de Zillisheim est né en 1869 de la transplantation de celui de Lachapelle. Ce dernier avait été fondé après la tempête de la Grande Révolution, pour réorganiser la vie religieuse du pays et donner au département du Haut-Rhin, qui avait changé d’obédience spirituelle en passant de la houlette de l’Evêque de Bâle sous celle de l’Evêque de Strasbourg, les possibilités de contribuer d’une manière normale au recrutement d’un clergé autochtone.

 

Le projet d’une transplantation du Petit Séminaire de Lachapelle à un endroit mieux accessible et offrant de meilleures possibilités d’extension était discuté depuis plusieurs années. Le curé Meyer, qui avait en lui l’âme d’un architecte et d’un grand entrepreneur, fit passer le projet du stade de la discussion à celui de la réalisation sur le site de Zillisheim.

Le nouveau collège, érigé en pleine campagne à quelques kilomètres seulement de Mulhouse, offrait donc à la population rurale un centre de formation supérieure idéal. Les familles modestes pouvaient y envoyer leurs enfants les plus doués, capables d’accéder à la prêtrise ou à une situation laïque relevée, dans les carrières libérales ou le fonctionnariat. Dès ses débuts, le Collège de Zillisheim connut donc une affluence qui ne fit que croître au fil des années. Zillisheim est devenu rapidement le bastion des intellectuels catholiques haut-rhinois auquel toutes les familles chrétiennes de la campagne et peu à peu de la ville confiaient leurs enfants susceptibles de poursuivre des études secondaires.

 

Dès 1866, sur les instances de l’évêque de Strasbourg, les sœurs de la congrégation du Très-Saint-Sauveur prirent en charge la direction de la ferme et veillèrent matériellement au bien-être des 349 élèves en 1869. De 1874 à 1880 le collège fut fermé par les autorités allemandes.

En 1914, 12 sœurs travaillaient au collège. Mais dès l’automne 1914, le collège se replia à Saint-André de Colmar. Zillisheim accueillit à nouveau 120 élèves à l’automne 1919. Les années 1940-1944 marquèrent à nouveau la fermeture du collège. Le collège fut réquisitionné par l’administration allemande pour y installer une Oberschule avec internat.

 

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, un enseignement avec une plus grande ouverture d’esprit, initié par les différents supérieurs successifs attira progressivement un afflux d’élèves. De plus, le développement de l’automobile transforma progressivement la composition du milieu scolaire : davantage d’externes et de demi-pensionnaires, moins d’internes, et aussi admission des filles dans les années 70.

De 568 élèves à la rentrée 1968, le nombre d’élèves dépasse la barre des 1 000 dès 1992.

Cette rentrée 1992 marqua également un tournant dans l’histoire de l’établissement avec l’incendie ravageant une aile entière du bâtiment. Cet incendie permit de repenser la géographie des lieux avec des locaux bien mieux adaptés aux contraintes de l’enseignement et de la population scolaire actuelle.

 

Aujourd’hui Le Petit Séminaire de Zillisheim est devenu un établissement mixte avec plus de 1270 élèves et à direction laïque.

Il est toujours l’un des cinq « collèges épiscopaux » d’Alsace-Moselle, bénéficiant du statut d’Etablissement public du culte, placé sous la bienveillante autorité de l’Archevêque de Strasbourg.

Ainsi, le terme usuel de collège, associé au caractère épiscopal, désigne ici à la fois école, collège et lycée, selon la terminologie administrative en vigueur.

Un trésor caché au lycée

131012_J1J_bibliotheque_du_college.jpg
Le Père Karrer, mémoire vivante de la bibliothèque du lycée épiscopal de Zillisheim Photo J1J Marie Stoltz

Ancien séminaire du XIXe siècle, le lycée épiscopal de Zillisheim renferme une bibliothèque patrimoniale inconnue du grand public. Depuis des décennies, des prêtres vivent au sein de l’établissement. L’un d’eux, le Père Karrer, nous a présenté ce patrimoine exceptionnel.

« Cette bibliothèque est réservée aux prêtres, aux professeurs et aux élèves qui en font la demande, souligne le Père Karrer. Elle a souvent été comparée à celle du film Le nom de la rose ».

Nous avons été stupéfaites par la particularité de ces grandes étagères en bois ancien, rongées par le temps. Cependant les livres sont très bien conservés de l’humidité régnant au lycée.

Cette bibliothèque renferme une multitude d’oeuvres variées, comme la collection  complète Les Muses (L’encyclopédie des Arts en 15 volumes), de nombreux ouvrages religieux qui servaient aux sermons ou des oeuvres de Voltaire et Rousseau. Les oeuvres les plus anciennes, rédigés en latin, datent de 1417. Les incunables, fragiles et précieux, ont été envoyés au grand séminaire de Strasbourg. Au détour d’un rayonnage, nous sommes tombées sur des alsatiques qui ont plongé le Père Karrer dans de bons souvenirs. « Une de mes anciennes élèves, Anne Diberatino, a fait sa thèse sur cette impressionnante bibliothèque et son professeur a été étonné de ses ressources »

Le lycée a subi un grand incendie en 1992, mais la bibliothèque, épargnée, n’a heureusement perdu aucun de ses précieux ouvrages. «Mais un des ouvriers chargé des travaux de reconstruction a tenté de subtiliser une collection de livres du XVIe siècle » relate le Père Karrer.

La riche collection de la bibliothèque a été complétée grâce à des livres anciens donnés par les familles d’anciens élèves, qui ornent aujourd’hui les étagères de ce vrai trésor caché.

J1J 12 octobre 2013 Marie Stoltz et Clara Seitz