Le collège épiscopal n’a « rien à envier à Poudlard »

"Former le corps, le coeur et l'esprit"

Source Le Journal d’Alsace : https://c.lalsace.fr/actualite/2020/10/03/le-college-episcopal-n-a-rien-a-envier-a-poudlard

Quatre ailes, deux cloîtres séparés par une chapelle grande comme une église, presque en pleine nature au bord du canal du Rhône-au-Rhin. Un environnement qui a marqué les enfants et les adolescents qui ont fréquenté le collège épiscopal de Zillisheim.

Les épreuves interclasses des 5 e en juin 2004. DR1 /2

Les cuisines dans les années 1960. DR2 /2

Olivier Malbos a été élève à Zillisheim de 1962 à 1967, surveillant les deux dernières années. Il se souvient du dortoir : « Les internes étant majoritaires, c’est le premier endroit où pénètre en général le “nouveau”. C’est là qu’il vide sa valise avec ses parents… et découvre son nouvel univers » Un lit couvert d’un gros édredon, une table de nuit. « À une extrémité, une alcôve pour le surveillant. À l’autre, un unique W.-C. dont l’utilisation n’est autorisée qu’en cas d’urgence. » Au réfectoire, le service est assuré par roulement par les élèves des grandes classes. « Les menus sont peu variés à base de pommes de terre, d’où le surnom de Hardäpfelseminàri (séminaire des pommes de terre) donné au collège. »

Olivier Malbos a été élève à Zillisheim de 1962 à 1967, surveillant les deux dernières années. Il se souvient du dortoir : « Les internes étant majoritaires, c’est le premier endroit où pénètre en général le “nouveau”. C’est là qu’il vide sa valise avec ses parents… et découvre son nouvel univers » Un lit couvert d’un gros édredon, une table de nuit. « À une extrémité, une alcôve pour le surveillant. À l’autre, un unique W.-C. dont l’utilisation n’est autorisée qu’en cas d’urgence. » Au réfectoire, le service est assuré par roulement par les élèves des grandes classes. « Les menus sont peu variés à base de pommes de terre, d’où le surnom de Hardäpfelseminàri (séminaire des pommes de terre) donné au collège. » A lire aussi

150 ans d’histoire(s) au collège épiscopal de Zillisheim

Annick Bailly , élève de 1984 à 1991, et toujours professeure de latin et de français. « Durant notre dernière année, nous devions choisir notre voie. Pour moi, c’était Zillisheim. Je savais au fond de moi que je voudrais y revenir. » Elle témoigne en même temps que son père, Émile Adelbrecht (élève de 1945 à 1949 et qui a refusé de devenir prêtre) et sa fille, Mathilde Bailly, élève de 2016 à 2019. Et avant elle également, son père, ses deux oncles, son grand-oncle…

Thomas Ress , aujourd’hui directeur de l’Espace 110, a été élève de 1997 à 2004, surveillant les trois années suivantes. Il a rencontré son épouse Géraldine au collège épiscopal, et ils ont eu une petite Joséphine. « Ce qui me reste, c’est l’énergie déployée par l’équipe pédagogique pour développer les potentialités de chacun. […] Le théâtre a nourri mes années à Zillisheim. Comédien à l’Atelier à partir de 2000, j’ai rencontré des gens qui aujourd’hui, 20 ans après, font encore partie de ma vie. »

Victoria Dockter , élève de 2006 à 2013, évoque « une bâtisse grandiose, qui suscite l’admiration et nourrit nombre d’histoires que l’on se raconte pour se faire peur. L’ancien Petit Séminaire n’a rien à envier à Poudlard [du nom de l’école de sorciers fréquentée par les personnages de la saga Harry Potter , ndlr]. On s’y croyait quand on se promenait dans les cloîtres aux dernières heures des journées d’hiver, quand les cours intérieures s’éclairaient légèrement d’une lumière jaune, que nos voix et le bruit de nos pas résonnaient sur la pierre froide, et que quelques fenêtres du dernier étage s’allumaient, attestant de la présence des pères qui y enseignaient autrefois »