Le collège épiscopal de Zillisheim, décor de roman

"Former le corps, le coeur et l'esprit"

Le Thannois François Ruhlmann présente son nouveau livre, un roman inspiré par sa carrière de professeur au collège épiscopal de Zillisheim.

Par Michel TSCHANN – Temps de lecture : 3 min
Source : Journal Alsace

François Ruhlmann, professeur d’éducation physique à la retraite, a écrit son premier roman. Photo L’Alsace /M.T.

Originaire de Sélestat, berceau de l’humanisme en Alsace, François Ruhlmann, professeur d’éducation physique et sportive retraité, a élu domicile non loin de la collégiale Saint-Thiébaut de Thann, joyau de l’art gothique rhénan. Dépositaire d’une riche culture, il consacre ses loisirs à lire, écrire et marcher. Sa réputation d’« allonge galoches », nullement usurpée, lui convient d’autant mieux que les kilomètres alignés, parfois au pas de charge, sont pour lui d’inépuisables sources d’inspiration.

Après Le Moulin de la Divine , Les Sabots de Saint-Jacques rendait compte de son périple à pied, long de quelque 2400 km, jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle, de quoi faire le tour de son « petit monde intérieur ». L’auteur propose à présent un roman-fiction, agrémenté d’une subtile intrigue policière. Son titre : Zillis “Tell” qu’en lui-même ou les fantômes de l’Altenberg. Zillis ? Sur la couverture de l’ouvrage, les lecteurs découvriront l’imposante bâtisse du collège épiscopal de Zillisheim , ancien petit séminaire érigé par le curé Sébastien Meyer entre 1867 et 1871. Tell fait référence à Guillaume Tell de Friedrich Schiller avec son héros épris de liberté au point de sacrifier la vie de son fils. La pièce, déjà présentée par les élèves au tout début du siècle dernier, finalisera avec panache le roman fiction. La description du collège telle qu’elle est proposée par François Ruhlmann, professeur d’EPS de 1967 à 2000, n’est ni idyllique, ni complaisante.

Les évolutions de l’établissement

« Je crains le pire ! », s’exclamait un ancien collègue, l’abbé Aby. D’esprit libéral, ce dernier a toujours préservé d’excellents contacts avec les professeurs laïcs et entretenu la mémoire du collège par d’innombrables prises de vue. En franchissant le pont-levis qui enjambe le canal du Rhône-au-Rhin, l’auteur a su mesurer le souffle nouveau qui transformera l’établissement : mixité, féminisation de la communauté éducative, diminution du nombre de prêtres-enseignants, ouverture sur le monde, éducation du cœur, du corps et de l’esprit… Le pire serait que ce roman ne fût jamais écrit. Mais ce livre est un délice, un vrai régal !

SE PROCURER Zillis « Tell » qu’en lui-même ou les fantômes de l’Altenberg , de François Ruhlmann, est en vente, au prix de 15 €, dans les librairies Bisey et 47 degrés Nord à Mulhouse et à la librairie Mille feuilles d’Altkirch.

Zillis, « Tell » qu’en lui-même  est sorti en même temps que le livre du 150e anniversaire du collège épiscopal. L’aspect romanesque du premier apporte un heureux complément au second. L’écriture alerte et colorée de François Ruhlmann invite le lecteur à un voyage fantastique, mais aussi réaliste et dynamique, qui évoque entre autres l’ouverture de l’établissement aux jeunes filles. Le livre est nimbé de mystères avec des personnages hauts en couleur : un supérieur qui imprime une nouvelle, l’héroïne Bérangère, un jeune reporter, un commissaire fouineur et bien d’autres encore… Des récits remplis de rebondissements.

François Ruhlmann a eu une carrière bien remplie auprès des élèves du collège épiscopal et des athlètes du FCM. Il concrétise ainsi ses aspirations : relier l’esprit et le corps, l’école au club. S’il a beaucoup donné, il a bien reçu en retour… avec la satisfaction d’avoir su insuffler la même vocation à quelques élèves. François Ruhlmann est également médaillé d’argent de la Jeunesse et des sports et chevalier dans l’ordre des Palmes académiques.